Par ces articles c'est donc la question des différents liens qui nous nourrissent et nous enrichissent, qui influencent notre bien-être sur différents plans dont il est question. Dans ce dernier volet, c'est la relation à l'autre, bien entendu que je vais aborder. Si je ne l'ai pas fait passer en premier c'est parce que c'est à première vue l'évidence même pour beaucoup d'entre nous et c'est souvent de cet aspect là dont on se plaint. Mais c'est un peu l'arbre qui cache la forêt et alors que nous avons les yeux rivés dessus, nous ne voyons pas les autres aspects qui sont pourtant importants et à ne pas négliger. C'est donc tout un ensemble de facteurs qui nourrissent cette souffrance.
Ceci étant dit, questionnons un peu notre relation aux autres... Les relations fonctionnent très souvent en miroir... c'est à dire que l'autre est un peu comme un miroir (ou un écran de cinéma) sur lequel je projette différentes choses dont l'image que je me fait de lui, mes croyances, mes peurs etc. Ce qui fait qu'en réalité, je n'ai pas vraiment accès à l'autre mais à ce jeu de miroirs, l'autre faisant bien souvent la même chose que moi. Cela n'arrange pas vraiment la communication et pacifie rarement les relations qui peuvent se détériorer par manque d'authenticité, d'écoute et de bienveillance.
Bien souvent par exemple nous accusons les autres d'un défaut que nous refusons de voir chez nous-mêmes. Ou nous blâmons l'autre car il n'est pas disponible pour remplir l'un de nos besoins, ou ne peux pas, ou n'en n'a pas envie. Nous le blâmons parce que nous n'agissons pas en être autonome et responsable : car en réalité c'est à chacun de s'occuper de remplir ses besoins et de faire preuve de créativité pour trouver la bonne stratégie pour ce faire. Et l'autre n'est qu'une stratégie parmi d'autres. En le blâmant nous faisons, notamment, l'économie de faire appel à notre créativité.
De même nous nous emportons parfois envers l'autre parce que ses paroles ou comportement nous déplaisent et remuent en nous des émotions négatives... mais au lieu de regarder vers l'autre si nous prenons le temps de regarder et d'écouter en nous ce qu'il se passe... nous pouvons alors nous rendre compte que l'autre n'a fait qu'appuyer sur une veille blessure. Au lieu de l'accuser, nous pouvons alors le remercier de nous permettre, en faisant ressurgir ces émotions du passées non réglées, de nous relier à ces blessures et d'avoir ainsi une opportunité de les guérir.
De même nous nous emportons parfois envers l'autre parce que ses paroles ou comportement nous déplaisent et remuent en nous des émotions négatives... mais au lieu de regarder vers l'autre si nous prenons le temps de regarder et d'écouter en nous ce qu'il se passe... nous pouvons alors nous rendre compte que l'autre n'a fait qu'appuyer sur une veille blessure. Au lieu de l'accuser, nous pouvons alors le remercier de nous permettre, en faisant ressurgir ces émotions du passées non réglées, de nous relier à ces blessures et d'avoir ainsi une opportunité de les guérir.
Je m'aperçois qu'en faisant ce travail d'écoute en conscience de ce qu'il se passe à l'intérieur de moi quand je me sens mal à cause de l'autre, en prenant le temps et le recul nécessaire... bien souvent je n'ai plus envie du tout de le blâmer ou de râler après lui. Et je me sens à chaque fois un peu plus apaisée de défaire et guérir, noeud après noeud grâce à lui. Il me permet de faire un grand nettoyage en moi.
De plus prendre ce temps me permet de bien faire la part entre ce qui m'appartient dans tout, ça c'est à dire ce que je projette sur l'autre, et ce qui lui appartient à lui (ses propres projections). Et si cette part là me dérange vraiment, il ne reste plus que l'essentiel et ce qui lui appartient en propre. De ce fait la critique est déchargée d'un poids émotionnel non nécessaire et supplémentaire qui peut être néfaste à la relation.
De plus prendre ce temps me permet de bien faire la part entre ce qui m'appartient dans tout, ça c'est à dire ce que je projette sur l'autre, et ce qui lui appartient à lui (ses propres projections). Et si cette part là me dérange vraiment, il ne reste plus que l'essentiel et ce qui lui appartient en propre. De ce fait la critique est déchargée d'un poids émotionnel non nécessaire et supplémentaire qui peut être néfaste à la relation.
Ce nettoyage favorise une écoute authentique et une meilleure conscience de soi. Ce qui permet par ricochet, l'autre n'étant pas bien différent de nous, de mieux le comprendre et parvenir à une meilleure authenticité dans la relation. Mais charité bien ordonné commence par soi-même est c'est par l'écoute de soi que l'on peut arriver justement à mieux rejoindre l'autre. On peut ainsi arriver à améliorer la qualité des relations et donc sortir de cette cage de verre qui nous fait nous sentir si seules.
Mais bien entendu parfois c'est l'autre qui refuse d'entrer en relation, de prendre la main qu'on lui tend, de garder la porte ouverte et cela lui appartient aussi. Il se peut que nous expérimentions parfois la solitude non pas pour les raisons évoquées dans ces articles mais parce que nous vivons tous à la fois près les uns des autres mais surtout à côté les uns des autres et que nous ayons oubliés le vivre ensembles. Il se peut que nous en soyons venus à consommer des relations et que nous papillonnions au plus offrant sans ménagement pour nos anciennes relations, et que nous ayons un peu oublié la valeur de la gratuité, du partage et de la solidarité à l'heure du tout monnayable (ou tout se vend et tout se loue quand autrefois c'était partagé et offert de bon coeur : place dans une voiture, objets usagés etc.). Et combien de parents, de mères parfois seules, trouvent-ils aujourd'hui du support quand ils en ont besoin au point que les burn out se multiplient ?
Alors oui la solitude, la vrai, face au difficultés de la vie existe bel et bien. Et si nous réapprenions le vivre ensembles, le partage et la solidarité, la chaleur humaine pour que chacun et chacune nous sentions épaulés ? Et vice versa ?

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