Nombre total de pages vues

Translate

mardi 21 juin 2016

Conseils pour choisir sa pratique de la méditation et rappel historique

Source : http://stormy-faery.blogspot.fr/
La méditation est de plus en plus à la mode. C'est une bonne chose mais... il me semble que méditer pour l'aspect formel de méditer n'en est pas forcément une. Il convient donc de réfléchir à la pratique que l'on souhaite et qui nous correspond. Je voudrais aussi faire un petit rappel historique qui me semble important.

D'abord j'aimerai souligner le fait qu'il n'y a pas une mais de multiples façon de méditer. La méditation zen et assise n'en est en réalité qu'une parmi tant d'autres. Elle puise d'ailleurs son origine dans les pratiques chinoises taoïste et bouddhiste qui elles-même ont probablement, pour partie puisé dans la tradition importée d'Inde. On peut en dénombrer de multiples formes : médiations assises qu'elles soient passives ou actives, avec ou sans visualisation, avec ou sans mantra, méditations en mouvement (tai chi chuan, qi gong, marches) etc.

Les plus anciennes traces de telles pratiques, en Chine, datent de 3000 ans av. Jésus-Christ dans le Huang Di Nei Jin (canon de l'Empereur Jaune). Elles avaient pour but de préserver la santé physique mais également de travailler sur le mental et apaiser l'esprit. En effet, en Orient, ces deux aspects ne sont pas séparés mais sont intimement liés. Elles ont pour nom Dao Yin, Qi gong etc. et son encore pratiquées aujourd'hui.

Ce n'est que plus tard, que le mouvement du bouddhisme Chan a été importé au Japon pour donner le bouddhisme Zen et que ces pratiques ont été réduites à la méditation assise telle qu'on la connait aujourd'hui. Des marches méditatives, moins connues, ont également été conservées par ce courant.

 Pourquoi un tel rappel historique ? Tout simplement pour démontrer qu'il existe un grand nombre de méthodes méditatives et qu'il me paraît judicieux de ne pas s'enfermer dans une seule qui ne nous convient pas forcément en pensant que c'est la seule possible et valable. Ainsi j'invite plutôt à la curiosité et à trouver la forme qui nous convient vraiment. 

Autre conseil  : justement la méditation assise est plus adaptée aux orientaux qu'aux occidentaux, qui eux auront généralement plus de bénéfices concrets avec des méthodes impliquant ce grand oublié de notre culture qu'est le corps. Et ce d'autant plus qu'une bonne partie d'entre eux passent déjà beaucoup trop de temps assis (voiture, tv, ordinateur etc.).

Cependant dans l'idéal j'aurais tendance à recommander de pratiquer et connaître au moins 3 pratiques différentes bien ciblées :
  • Une pratique impliquant le corps pour les raisons évoquées. A choisir en fonction de vos goûts, possibilités, de la facilité de mise en œuvre  etc. : tai chi chuan, qi gong, dao yin, yoga etc. Mais ce peut être aussi plus sportif comme la marche, de l'escalade, etc.

  • Une pratique de méditation plus statique type méditation assise, ou couchée. Avec ou sans visualisation, matra etc. . Adaptée aux moments où l'on a moins d'énergie, ou plus besoin de calme, de se poser. Elle est très complémentaire de la première. Et j'aime d'ailleurs la pratiquer juste après celle-ci.

  •  Une méthode de méditation guidée (mindfullness, sophrologie etc.) avec ou sans musique selon les goûts. Très adaptée selon moi à tous ces moments où l'on est en période de stress important, face à des difficultés quelles quelles soient, ce qui généralement exacerbe nos émotions et entraîne une difficulté à prendre du recul, à lâcher prise, à se poser, un mental très volubile et envahissant. C'est la pratique à avoir près de soi dans sa trousse de secours car plus facile à mettre en œuvre que les précédentes. Casque sur les oreilles, le seul effort à faire est de se laisser guider. Les autres méthodes demandant un effort supplémentaire que nous ne sommes pas toujours capable de fournir dans ces moments là, malgré le besoin évident de pratiquer.
Inutile donc de culpabiliser, de se juger parce qu'on n'a pas pu pratiquer et que l'on a flanché. Tout est impermanence comme le disent les orientaux. Selon ce principe puiser dans ces trois grand groupes de méthodes permet justement une meilleure écoute et respect de soi, de ses limites et de garder une pratique vivante au plus près de soi en l'adaptant à nos besoins du moment. Ainsi l'on peut obtenir une certaine forme de régularité mais dans la variété, sans s'endormir.

Voilà en tout cas la conclusion à laquelle je suis arrivée et l'équilibre personnel que j'ai trouvé après beaucoup d'années de pratiques diverses et d'enseignement notamment du tai chi chuan.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire